L’IA peut aider un enfant à faire ses devoirs sans faire les devoirs à sa place.
Dans sa version utile, elle se comporte comme un bon professeur particulier. Elle explique une notion difficile, pose des questions, donne un indice, vérifie une première tentative et propose ensuite un exercice similaire que l’enfant peut résoudre seul.
Dans sa version problématique, elle devient une machine à réponses. Elle rédige la dissertation, résout la fiche d’exercices, écrit le programme informatique, invente des sources ou produit une réponse complète que l’élève n’a plus qu’à rendre.
La différence semble simple. Dans la pratique, elle ne l’est pas toujours.
Dans une étude représentative publiée en 2026 par Common Sense Media, 70 % des adolescents interrogés déclaraient avoir déjà utilisé l’IA pour le travail scolaire. Parmi ceux qui l’utilisaient pour l’école, 39 % estimaient avoir manqué des occasions d’apprendre parce que l’IA avait effectué une tâche à leur place. Dans le même temps, 66 % déclaraient que l’IA les avait aidés à mieux comprendre leur travail scolaire.
Les deux peuvent être vrais.
L’IA peut expliquer une notion exactement de la manière dont un enfant en a besoin. Mais elle peut aussi supprimer l’effort intellectuel que l’exercice devait justement développer.
Parfois, la différence tient à un seul prompt.
Ce guide aide les parents à définir une utilisation de l’IA pour les devoirs qui soutient réellement l’apprentissage. Nous verrons ce qui peut être considéré comme de la triche, quels prompts privilégier, comment vérifier les réponses, quelles règles fixer selon l’âge et comment choisir un assistant IA adapté aux enfants.
Ce guide a été vérifié le 28 août 2026. Les règles peuvent varier selon l’établissement, l’enseignant et le devoir concerné. Les consignes données pour un travail précis restent toujours prioritaires.
Utiliser l’IA pour les devoirs, est-ce tricher ?
L’utilisation de l’IA devient problématique lorsqu’elle contrevient aux consignes de l’exercice, remplace le travail personnel attendu ou est volontairement dissimulée.
Pour les parents, trois questions permettent généralement de faire la distinction.
1. L’IA était-elle autorisée ?
En France, le cadre ne se résume pas à un simple « IA autorisée » ou « IA interdite ».
Le cadre d’usage de l’IA en éducation du ministère de l’Éducation nationale prévoit que l’IA peut être utilisée au service des apprentissages, mais dans un cadre défini et avec une réelle plus-value pédagogique.
Le ministère précise également que l’utilisation d’une IA générative pour réaliser un devoir scolaire, sans autorisation explicite et sans travail personnel d’appropriation, constitue une fraude.
Une enseignante peut donc autoriser l’IA pour expliquer une notion mais interdire son utilisation pour rédiger un devoir. Un professeur peut permettre le brainstorming à condition que l’élève documente son utilisation. Pour une autre activité, aucune IA ne sera autorisée parce que l’objectif consiste justement à évaluer le travail personnel.
Lorsqu’une consigne existe, elle passe en premier.
2. L’enfant a-t-il réellement exercé la compétence évaluée ?
Un devoir ne consiste généralement pas seulement à produire une bonne réponse.
Un exercice de mathématiques peut vérifier si l’enfant sait choisir et appliquer une méthode. Une analyse de texte peut évaluer sa compréhension et sa capacité à construire une interprétation. Un exercice de programmation peut chercher à savoir si l’élève sait concevoir lui-même un algorithme.
Si l’IA réalise précisément la compétence qui doit être évaluée, l’enfant peut rendre un travail excellent sans pour autant avoir développé ou démontré cette compétence.
3. L’utilisation de l’IA a-t-elle été présentée honnêtement ?
Utiliser l’IA comme aide à l’apprentissage n’est pas la même chose que rendre un contenu généré par l’IA en le présentant comme entièrement personnel.
Même si l’enfant comprend ensuite la réponse, cela ne rend pas automatiquement acceptable une utilisation qui ne l’était pas au départ.
Être capable d’expliquer une réponse est un bon indicateur d’apprentissage.
Mais si l’enseignant avait interdit l’IA pour cet exercice, le fait de comprendre ensuite la solution ne change pas la consigne.
Quels usages de l’IA sont adaptés aux devoirs ?
Les règles dépendent toujours du contexte, mais ce tableau peut servir de point de départ aux familles.
| Utilisation de l’IA | Plutôt aide à l’apprentissage ou usage problématique ? | Ce que les parents devraient vérifier |
|---|---|---|
| Demander une explication plus simple d’une notion | Généralement utile | L’explication est-elle correcte et adaptée au niveau de l’enfant ? |
| Demander un indice après avoir essayé soi-même | Généralement utile | L’enfant reprend-il ensuite l’exercice seul ? |
| Faire identifier la première erreur dans un calcul | Généralement utile | L’IA évite-t-elle de résoudre tout le reste ? |
| Demander un exercice similaire | Généralement utile | L’enfant peut-il le résoudre sans aide ? |
| Se faire interroger à partir de ses propres notes | Généralement utile | Les questions restent-elles basées sur le cours ? |
| Demander un retour sur un paragraphe déjà écrit | Cela dépend du devoir | L’IA donne-t-elle un conseil ou réécrit-elle le paragraphe ? |
| Brainstormer des sujets ou des pistes | Cela dépend du devoir | Le brainstorming est-il autorisé et l’enfant effectue-t-il les choix finaux ? |
| Créer un plan | Cela dépend du devoir | La construction du plan fait-elle partie de la compétence évaluée ? |
| Faire expliquer une consigne difficile | Souvent utile | La compréhension de la consigne est-elle elle-même évaluée ? |
| Faire traduire intégralement un devoir de langue | Souvent problématique | L’IA a-t-elle remplacé la production linguistique attendue ? |
| Photographier une fiche et recopier toutes les réponses | Probablement problématique | L’enfant a externalisé le travail évalué |
| Générer une fiche de lecture d’un livre non lu | Problématique | Le travail ne reflète pas la lecture de l’enfant |
| Faire réécrire un texte IA pour qu’il paraisse humain | Problématique | L’objectif est de masquer l’origine du texte |
| Utiliser des références sans les vérifier | Problématique et risqué | Chaque source doit être ouverte et vérifiée |
| Utiliser l’IA alors que l’enseignant l’a interdite | Problématique | La consigne n’a pas été respectée |
Le cadre français apporte ici une règle particulièrement claire : l’IA doit être utilisée au service de l’apprentissage, avec transparence et esprit critique.
Cela ne signifie pas que chaque usage est automatiquement autorisé.
La bonne question n’est donc pas seulement :
Mon enfant a-t-il utilisé une IA ?
Mais plutôt :
Qu’a fait l’IA, qu’a fait mon enfant, et quelles étaient les consignes ?
En cas de doute, la solution la plus simple reste :
Demander à l’enseignant avant de rendre le devoir.
Une IA peut améliorer les devoirs sans améliorer l’apprentissage
Un devoir réussi est visible.
L’apprentissage l’est beaucoup moins.
C’est l’un des principaux risques de l’IA à la maison. Une copie peut soudain devenir plus précise, mieux formulée et plus complète, alors même que l’enfant comprend moins bien ce qu’il rend.
L’OECD Digital Education Outlook 2026 fait une distinction importante entre accomplir une tâche grâce à une IA générative et apprendre réellement grâce à cette tâche.
Lorsque l’IA retire l’effort nécessaire pour se souvenir, tester une idée, se tromper ou résoudre un problème, elle peut améliorer le résultat immédiat sans produire le même progrès dans la compréhension.
Une grande étude menée auprès de près de 1 000 lycéens en mathématiques permet d’illustrer ce problème.
Les chercheurs ont testé deux systèmes fondés sur GPT. L’un fonctionnait davantage comme un chatbot généraliste. L’autre avait été conçu avec des enseignants et comportait des garde-fous destinés à favoriser l’apprentissage.
Pendant les exercices :
- les élèves utilisant le chatbot généraliste ont obtenu des résultats 48 % supérieurs au groupe de contrôle ;
- les élèves utilisant la version tutorée avec davantage de garde-fous ont obtenu des résultats 127 % supérieurs au groupe de contrôle.
À première vue, les deux outils semblaient très efficaces.
Mais lors d’une évaluation ultérieure réalisée sans IA, les élèves ayant utilisé le chatbot généraliste ont obtenu des résultats 17 % inférieurs au groupe de contrôle.
Cet effet négatif a été largement réduit chez les élèves utilisant la version conçue comme un véritable tuteur.
L’étude, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, conclut que l’IA générative sans garde-fous adaptés peut nuire à l’apprentissage, même lorsqu’elle améliore les résultats pendant les exercices.
Cela ne signifie pas que le tutorat par IA ne fonctionne pas.
Une autre étude randomisée portant sur 194 étudiants de Harvard a montré qu’un tuteur IA soigneusement conçu pouvait produire des gains d’apprentissage nettement supérieurs à une séance d’apprentissage actif en présentiel.
Cette étude concernait des étudiants plus âgés, des contenus spécialement préparés et un environnement universitaire précis. Elle ne prouve pas que n’importe quel chatbot est un bon professeur particulier.
Ensemble, ces recherches indiquent cependant quelque chose d’essentiel :
La question n’est pas seulement de savoir si un enfant utilise une IA. La manière dont l’outil est conçu et utilisé peut changer le résultat pédagogique.
Une machine à réponses ou un véritable assistant d’apprentissage ?
Un chatbot généraliste est conçu pour répondre.
Un bon assistant pour les devoirs devrait être conçu pour aider à apprendre.
| Machine à réponses | Assistant d’apprentissage |
|---|---|
| Donne immédiatement la solution | Demande d’abord ce que l’enfant a déjà essayé |
| Résout toutes les étapes | Donne seulement le prochain indice utile |
| Réécrit le travail de l’enfant | Signale un problème et laisse l’enfant corriger |
| Résout l’exercice original | Montre un exemple similaire puis rend la main |
| Considère qu’une bonne réponse suffit | Vérifie si l’enfant comprend le raisonnement |
| Répond avec assurance | Signale les incertitudes et encourage la vérification |
| Continue à donner des réponses | Demande régulièrement à l’enfant de participer |
| Optimise la vitesse | Protège l’effort nécessaire à l’apprentissage |
Une IA capable de produire un devoir impressionnant en quelques secondes est facile à vendre.
Pour un enfant, la meilleure IA est souvent celle qui accepte d’en faire un peu moins.
C’est aussi pour cela que les produits destinés aux enfants varient autant. Certains donnent par défaut des réponses terminées. D’autres, comme l’assistant Devoirs de Pip et des tuteurs spécialisés tels que Khanmigo, sont conçus pour laisser l’enfant travailler. Vous pouvez comparer ces options dans Les 7 meilleures alternatives à ChatGPT pour les enfants en 2026.
Comment utiliser l’IA pour les devoirs sans tricher
Les parents n’ont pas besoin de surveiller chaque prompt indéfiniment.
Les enfants ont surtout besoin d’une méthode qu’ils peuvent répéter.
Étape 1 : Vérifier les règles du devoir
Avant d’ouvrir un outil d’IA, il faut lire les consignes.
Cherchez notamment des indications concernant :
- les contenus générés par IA ;
- les correcteurs et assistants de rédaction ;
- les outils de traduction ;
- les calculatrices ;
- les assistants de programmation ;
- les références et citations ;
- le travail collaboratif ;
- les ressources extérieures autorisées.
En France, le cadre national d’usage de l’IA fournit des principes généraux, mais l’enseignant reste responsable du cadre pédagogique du travail demandé.
Si l’utilisation prévue risque d’influencer directement la copie et que la règle n’est pas claire, mieux vaut demander.
Étape 2 : Essayer réellement avant de demander de l’aide
L’enfant devrait commencer par écrire ce qu’il sait, tenter le calcul, proposer une idée ou identifier précisément l’endroit où il bloque.
Cette première tentative permet à l’IA d’apporter une aide plus ciblée.
Mais surtout, elle oblige l’enfant à réfléchir avant de déléguer.
Comparez ces deux prompts :
Fais l’exercice 4 pour moi.
et :
J’ai commencé l’exercice 4 comme ça, mais je ne comprends pas pourquoi le signe change à la troisième ligne. Explique-moi seulement cette étape sans terminer l’exercice.
Le deuxième conserve une bien plus grande partie du travail chez l’enfant.
Étape 3 : Demander la plus petite aide possible
Commencez par demander :
- une question ;
- un indice ;
- une définition ;
- un exemple avec d’autres nombres ;
- la première erreur ;
- une explication plus simple ;
- un rappel de règle ;
- une question de quiz.
Évitez de demander immédiatement la solution complète en espérant ensuite transformer la réponse en activité d’apprentissage.
Étape 4 : Redonner l’exercice à l’enfant
Après l’explication ou l’indice, l’enfant doit reprendre le travail.
L’IA ne devrait pas automatiquement enchaîner chaque étape jusqu’à la réponse finale.
Une bonne séance comporte des moments où l’enfant doit lui-même :
- prévoir ;
- calculer ;
- rédiger ;
- expliquer ;
- choisir.
Étape 5 : Vérifier la réponse
Une IA peut produire :
- des erreurs de calcul ;
- des citations inventées ;
- des références inexistantes ;
- des explications historiques trop simplifiées ;
- des informations fausses formulées avec beaucoup d’assurance.
Pour vérifier, utilisez par exemple :
- le manuel scolaire ;
- les notes de cours ;
- une calculatrice ;
- les documents fournis par l’enseignant ;
- une bibliothèque ;
- une source officielle ;
- un site éducatif fiable.
Pour une information importante, ouvrez la source originale.
Un titre crédible ne suffit pas à prouver qu’une référence existe.
Étape 6 : Vérifier ce que l’enfant sait faire sans IA
Avant de considérer le devoir comme terminé, demandez à l’enfant de faire au moins une chose sans l’IA :
- expliquer la réponse avec ses propres mots ;
- résoudre un exercice similaire ;
- reproduire la méthode une fois l’IA fermée ;
- résumer son argument sans relire le texte généré ;
- expliquer pourquoi une autre réponse serait fausse ;
- répondre à une question complémentaire ;
- montrer la source qui justifie une affirmation.
C’est probablement l’étape la plus importante.
Une réponse juste montre que le travail a été terminé.
Une explication autonome indique davantage que quelque chose a réellement été appris.
Étape 7 : Documenter l’utilisation de l’IA si nécessaire
Selon l’enseignant ou le devoir, l’élève peut devoir conserver :
- le nom de l’outil utilisé ;
- la date ;
- les prompts ;
- certaines réponses ;
- une explication de la manière dont l’IA a contribué au travail.
Conserver les brouillons et les étapes intermédiaires peut également être utile.
Cela permet de montrer comment le travail a évolué au lieu de ne présenter qu’un résultat final parfaitement rédigé.
Un prompt réutilisable pour les devoirs
Des règles claires dès le premier message peuvent améliorer fortement l’interaction.
Les parents peuvent enregistrer ce modèle et l’adapter :
Aide-moi à comprendre ce sujet sans faire mes devoirs à ma place.
Je suis en [classe ou âge].
Mon exercice est : [décrire brièvement].
Voilà ce que j’ai déjà essayé : [ajouter la tentative].
Ne me donne pas directement la réponse finale et n’écris aucun texte que je pourrais simplement rendre. Pose-moi une seule question ou donne-moi un petit indice à la fois. Fais-moi expliquer mon raisonnement. Quand j’ai terminé, donne-moi un exercice similaire que je dois résoudre seul.
Un prompt n’est cependant pas une barrière de sécurité parfaite.
Un chatbot généraliste peut respecter cette demande au début, puis donner une solution complète si l’enfant insiste ensuite.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le comportement par défaut de l’outil compte autant.
Les familles ne devraient pas dépendre uniquement de la capacité d’un enfant frustré par ses devoirs à écrire le prompt pédagogique parfait.
Les meilleurs prompts IA pour les devoirs
Ces exemples sont conçus pour faire expliquer l’IA plutôt que lui faire produire le travail.
Pour les mathématiques
Ne résous pas cet exercice. Demande-moi d’abord quelles informations j’ai et quelle devrait être la première étape.
Voici mon calcul. Indique uniquement la première ligne où mon raisonnement devient faux. Ne corrige pas encore le reste.
Crée un exercice similaire avec d’autres nombres. Laisse-moi répondre avant de m’expliquer quoi que ce soit.
J’ai trouvé la bonne réponse, mais je ne comprends pas pourquoi la méthode fonctionne. Explique-moi le principe avec un exemple simple de la vie quotidienne.
Pour le français et la rédaction
Lis mon paragraphe et indique une phrase qui manque de clarté. Explique pourquoi, mais ne la réécris pas à ma place.
Pose-moi cinq questions qui m’aideront à construire mon propre argument. Ne me donne pas directement une thèse.
Vérifie si chaque paragraphe soutient bien mon idée principale. Donne-moi ton retour sous forme de questions plutôt que de phrases à recopier.
Identifie les affirmations pour lesquelles j’ai besoin d’une source. N’invente aucune référence.
Pour la lecture et la littérature
Interroge-moi sur ce chapitre, une question à la fois. Ne donne pas la réponse avant que j’aie répondu.
Pose-moi des questions qui m’aideront à comparer les deux personnages. N’écris pas la comparaison pour moi.
Je pense que le thème principal est [idée de l’enfant]. Mets mon interprétation à l’épreuve avec deux questions basées sur des événements du texte.
L’enfant doit toujours lire l’œuvre demandée.
Un résumé généré par IA ne remplace pas la lecture lorsque la compréhension du texte fait partie du travail évalué.
Pour les sciences
Explique cette notion en trois niveaux : d’abord très simplement, ensuite au niveau de ma classe, puis avec le vocabulaire scientifique correct.
Demande-moi de prévoir ce qui va se passer dans cette expérience et de justifier ma réponse avant de me donner ton avis.
Vérifie si mon explication contient une erreur scientifique. Montre-moi le problème, mais laisse-moi le corriger moi-même.
Pour une véritable expérience, les consignes de sécurité de l’enseignant restent prioritaires.
Une IA ne remplace pas la supervision d’un adulte ou les règles de laboratoire.
Pour l’histoire et la recherche documentaire
Transforme ce sujet très large en cinq questions de recherche. Ne réponds pas aux questions.
Donne-moi des mots-clés et des types de sources primaires que je pourrais rechercher. N’invente aucune référence.
Indique les affirmations de mon texte que je devrais vérifier. Ne dis pas qu’une information est vraie si tu ne peux pas m’indiquer une source que je peux consulter.
Pose-moi des questions sur le point de vue de cette source, son époque et les intérêts éventuels de son auteur.
Pour les langues étrangères
Fais une courte conversation avec moi en [langue] adaptée à mon niveau. Corrige une seule erreur après chaque réponse et laisse-moi réessayer.
Donne-moi trois exemples utilisant cette règle de grammaire, puis demande-moi de produire ma propre phrase.
Ne traduis pas tout le paragraphe. Aide-moi à identifier le vocabulaire et la grammaire dont j’ai besoin pour le traduire moi-même.
Pour la programmation
N’écris pas le programme terminé. Demande-moi d’abord quelles doivent être l’entrée, la sortie et les principales étapes.
Voici mon code et le message d’erreur. Explique ce que signifie l’erreur, puis demande-moi ce que je pense devoir changer.
Propose trois cas de test, dont un cas limite. Laisse-moi prédire le résultat avant de me l’expliquer.
Analyse mon algorithme pour repérer des problèmes de logique sans le remplacer par une autre solution complète.
Utiliser l’IA selon la matière
Les bonnes limites ne sont pas identiques dans toutes les disciplines.
| Matière | Utilisation utile de l’IA | Utilisation risquée | Comment vérifier l’apprentissage |
|---|---|---|---|
| Mathématiques | Indices, explications, vérification d’une étape, exercices similaires | Photographier une fiche et recopier les solutions | Résoudre un nouvel exercice et expliquer les étapes |
| Français | Questions, retour sur la structure, identification de passages peu clairs | Générer ou réécrire la rédaction complète | Expliquer l’argumentation et réviser seul |
| Lecture | Quiz, vocabulaire, questions de discussion | Lire un résumé à la place du texte demandé | Parler d’événements précis et revenir au texte |
| Sciences | Explications, prédictions, questions d’entraînement | Copier une conclusion d’expérience ou suivre des instructions dangereuses | Expliquer le résultat et le relier aux observations |
| Histoire | Questions de recherche, mots-clés, analyse des sources | Utiliser des références inventées ou reprendre des affirmations sans vérification | Ouvrir les sources et expliquer leur pertinence |
| Langues | Conversation, correction ciblée, quiz de vocabulaire | Faire traduire intégralement une production évaluée | Produire une nouvelle réponse sans assistance |
| Informatique | Explication d’erreurs, tests, questions sur l’algorithme | Faire générer l’exercice entier | Réécrire une partie importante et expliquer la logique |
Plus la production de l’IA ressemble directement au travail que l’enseignant doit évaluer, plus le risque qu’elle remplace l’élève est élevé.
Les enfants peuvent-ils utiliser ChatGPT pour leurs devoirs ?
ChatGPT peut être utile pour les devoirs lorsqu’il est utilisé comme un outil d’apprentissage interactif plutôt que comme une machine à réponses.
Le mode Étude de ChatGPT est conçu pour poser des questions, expliquer progressivement les notions et vérifier la compréhension.
Cela peut être plus adapté à l’apprentissage qu’une conversation classique commençant simplement par :
Donne-moi la réponse.
OpenAI précise cependant que le mode Étude peut toujours occasionnellement fournir une réponse directe. L’utilisateur peut également quitter ce mode ou poser la même question dans une conversation classique.
Une fonction qui encourage un meilleur comportement est donc utile.
Elle ne remplace pas :
- les consignes de l’enseignant ;
- la première tentative de l’enfant ;
- l’accompagnement des parents ;
- la vérification des faits ;
- les conditions d’âge du service ;
- les décisions liées aux données personnelles ;
- la transparence sur l’utilisation de l’IA.
OpenAI indique également que ChatGPT n’est pas destiné aux enfants de moins de 13 ans et que les utilisateurs de moins de 18 ans doivent disposer de l’autorisation d’un parent ou représentant légal.
Dans le contexte français, il existe un deuxième point important.
Le cadre de l’Éducation nationale prévoit que :
- dans le premier degré, les élèves doivent être sensibilisés à l’IA sans manipuler directement des IA génératives ;
- à partir de la 4e, une utilisation pédagogique en classe peut être autorisée si elle est limitée, encadrée et accompagnée par l’enseignant ;
- au lycée, une utilisation plus autonome peut être envisagée dans un cadre d’apprentissage explicitement défini.
Les conditions commerciales d’un service et les règles pédagogiques de l’école sont donc deux sujets différents.
Un enfant peut techniquement avoir l’âge requis par un service sans pour autant avoir l’autorisation de l’utiliser pour un devoir donné.
Pour aller plus loin, consultez notre guide ChatGPT est-il sûr pour les enfants ?.
Règles pour les devoirs avec l’IA selon l’âge
L’âge ne suffit pas à déterminer le niveau d’autonomie adapté.
La maturité, les compétences scolaires, la capacité à lire de façon critique et les règles de l’établissement comptent également.
Mais l’autonomie face à l’IA devrait progresser graduellement. Le même principe apparaît dans notre check-list pour choisir une IA sûre pour les enfants : le modèle de compte, la visibilité parentale et le stade de développement de l’enfant devraient déterminer comment l’aide aux devoirs est mise en place.
3 à 5 ans : découvrir avec un parent
À cet âge, une IA ne devrait pas être un outil de devoirs utilisé seul.
Un parent peut utiliser un assistant adapté aux enfants pour :
- expliquer pourquoi les feuilles changent de couleur ;
- créer un jeu de comptage ;
- poser des questions de vocabulaire ;
- inventer une histoire éducative ;
- explorer ensemble une question de l’enfant.
L’adulte doit piloter l’interaction et vérifier les réponses.
L’objectif est la découverte partagée, pas la production d’un travail scolaire.
6 à 8 ans : utiliser l’IA ensemble
Pour les enfants de l’école primaire, l’utilisation devrait rester :
- accompagnée ;
- courte ;
- centrée sur une notion ;
- orientée vers l’explication et les questions ;
- séparée de la réponse finale que l’enfant produira lui-même.
Le parent peut écrire le prompt, lire la réponse avec l’enfant puis lui demander d’expliquer ce qu’il a compris.
Pour les usages strictement scolaires, le cadre français prévoit au premier degré une sensibilisation à l’IA sans manipulation directe d’IA génératives par les élèves.
9 à 12 ans : davantage d’autonomie familiale, avec des limites visibles
À la maison, les enfants de cet âge peuvent progressivement participer davantage aux interactions avec des outils conçus spécifiquement pour eux et gérés par les parents.
Ils bénéficient encore particulièrement :
- d’un compte géré par un adulte ;
- d’un profil enfant ;
- d’un historique visible ;
- de limites quotidiennes ;
- de la règle « j’essaie d’abord » ;
- de modes d’aide clairement identifiés ;
- de discussions régulières avec les parents.
Dans le cadre de l’école française, les règles de l’établissement et de l’enseignant restent prioritaires.
13 à 15 ans : plus d’autonomie et des règles scolaires précises
Les adolescents peuvent utiliser l’IA pour :
- comprendre des notions complexes ;
- réviser ;
- s’entraîner ;
- recevoir du feedback.
Ils doivent également apprendre à prendre eux-mêmes la responsabilité de :
- vérifier les règles de chaque enseignant ;
- conserver leurs brouillons ;
- documenter certaines utilisations de l’IA ;
- vérifier les sources ;
- reconnaître les incertitudes ;
- protéger leurs données personnelles ;
- expliquer leur travail sans l’outil.
En France, l’utilisation pédagogique en classe d’une IA générative par les élèves peut être envisagée à partir de la 4e lorsqu’elle est limitée, encadrée, expliquée et accompagnée par l’enseignant. Si un adolescent utilise ChatGPT, cela implique toujours de vérifier les règles d’âge, les contrôles parentaux et les prompts de tutorat. Ces limites propres au produit sont détaillées dans ChatGPT est-il sûr pour les enfants ?.
16 à 17 ans : préparer les études supérieures et le monde professionnel
Les lycéens devraient progressivement considérer l’IA comme un outil dont ils doivent être capables d’expliquer l’utilisation.
Ils devraient comprendre :
- quand l’IA affecte l’auteur réel d’un travail ;
- quand son utilisation doit être signalée ;
- pourquoi les règles varient selon les disciplines ;
- comment vérifier les sources originales ;
- comment repérer une référence inventée ;
- comment l’IA peut uniformiser le style d’écriture ;
- pourquoi une réponse correcte peut reposer sur une mauvaise méthode.
Au lycée, le cadre français prévoit qu’une utilisation autonome des IA génératives peut avoir lieu dans un cadre d’apprentissage et de formation explicitement défini par l’enseignant.
Le but n’est pas de faire disparaître l’IA.
Il est d’apprendre à l’utiliser d’une manière que l’élève peut expliquer honnêtement à son professeur, puis plus tard dans l’enseignement supérieur ou dans le monde professionnel.
Une charte familiale simple pour l’IA et les devoirs
Les familles peuvent adapter ces règles et les afficher près de l’espace de travail.
Pour les plus jeunes, trois règles suffisent :
Essaie d’abord. Demande ensuite un indice. Puis montre ce que tu as appris.
Protéger les données personnelles d’un enfant pendant les devoirs
Les devoirs contiennent souvent beaucoup plus d’informations personnelles qu’on ne le pense.
Une photo d’une fiche peut montrer :
- le nom et le prénom de l’enfant ;
- son établissement ;
- le nom de l’enseignant ;
- sa classe ;
- un identifiant scolaire ;
- un QR code ;
- son écriture manuscrite ;
- des informations sur son niveau ;
- des commentaires d’un professeur ;
- des informations concernant d’autres élèves.
Un enfant peut également copier dans une IA :
- un emploi du temps ;
- une capture d’écran d’un ENT ;
- un message reçu d’un enseignant ;
- des informations de santé ;
- des données relatives à ses difficultés scolaires ;
- un mot de passe ou un lien privé.
La CNIL recommande d’encadrer particulièrement l’utilisation des IA génératives par les mineurs, y compris pour les devoirs réalisés à domicile.
Elle rappelle notamment que les élèves doivent être sensibilisés au fait qu’une conversation avec une IA n’est pas une discussion privée avec une personne.
Avant d’envoyer un devoir à une IA :
- Supprimez le nom et les informations permettant d’identifier l’enfant.
- Recadrez les captures d’écran sur la partie réellement utile.
- Ne transmettez jamais de mot de passe, code d’accès ou lien privé.
- Évitez les informations concernant d’autres élèves.
- Vérifiez comment le service stocke et utilise les conversations.
- Vérifiez si les contenus peuvent être réutilisés pour améliorer ou entraîner des modèles.
- Privilégiez un service adapté à l’âge et géré par les parents.
- Supprimez les conversations qui n’ont plus besoin d’être conservées lorsque cela est pertinent.
Le ministère de l’Éducation nationale recommande également de ne pas saisir de données personnelles ou confidentielles dans les services d’IA grand public.
La protection de la vie privée n’est pas séparée de la qualité pédagogique.
Un outil pour les devoirs devrait pouvoir aider un enfant sans lui demander de transmettre davantage d’informations personnelles que nécessaire. Pour une évaluation plus complète de la vie privée et des contrôles parentaux, voir IA sûre pour les enfants : la checklist des parents.
Comment vérifier les réponses d’une IA
Une réponse générée par IA peut sembler très professionnelle tout en étant fausse.
Les enfants doivent donc apprendre à distinguer la qualité de la formulation de la qualité des preuves.
Pour les faits
Demandez :
- D’où vient cette information ?
- La source existe-t-elle vraiment ?
- Puis-je ouvrir la source originale ?
- Est-elle suffisamment récente ?
- Est-ce une source officielle ou reconnue ?
- Une deuxième source fiable confirme-t-elle l’information ?
- L’IA mélange-t-elle un fait et une interprétation ?
Pour les citations
Ne rendez jamais une citation produite par une IA sans retrouver le texte original.
Vérifiez :
- les mots exacts ;
- l’auteur ;
- l’endroit où la citation apparaît ;
- le contexte ;
- l’existence réelle de la source.
Pour les mathématiques
Vérifiez :
- chaque opération ;
- les unités ;
- les signes ;
- les arrondis ;
- la méthode utilisée ;
- la cohérence du résultat.
Une calculatrice peut vérifier un calcul.
Elle ne prouve pas que l’enfant comprend la méthode.
Pour les sources
Une IA peut inventer :
- un titre d’article ;
- un auteur ;
- une revue scientifique ;
- une page ;
- une date de publication ;
- un lien ;
- un livre ;
- une statistique.
Une référence parfaitement formatée n’est pas la preuve que la source existe.
Chaque source doit être ouverte.
Si l’élève ne peut pas trouver ou lire la référence, il ne devrait pas la citer.
Pour les informations récentes
Les informations concernant :
- la législation ;
- l’actualité ;
- les statistiques ;
- les produits ;
- les découvertes scientifiques ;
doivent être vérifiées à partir d’une source récente.
Une IA peut travailler avec des connaissances obsolètes ou mal interpréter une évolution récente.
Comment choisir une bonne IA pour les devoirs des enfants
Tous les chatbots présentés comme « éducatifs » ou comme des « tuteurs » ne sont pas nécessairement conçus pour favoriser l’apprentissage.
Les parents devraient regarder au-delà de l’interface.
| Question à poser | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| L’IA explique-t-elle avant de donner une réponse complète ? | Son comportement par défaut influence celui de l’enfant |
| L’âge de l’enfant est-il pris en compte ? | Le langage, les sujets et les explications devraient être adaptés |
| Qui crée et gère le compte ? | Les jeunes enfants ne devraient pas gérer seuls un service destiné aux adultes |
| Les parents peuvent-ils consulter les conversations ? | Cela permet de repérer les copies, les difficultés et les réponses problématiques |
| Les parents peuvent-ils gérer les sujets et les fonctions disponibles ? | Chaque enfant a besoin de limites différentes |
| Existe-t-il des limites quotidiennes et des heures de repos ? | Une aide aux devoirs ne devrait pas devenir un chatbot disponible sans limite |
| Les messages de l’enfant et les réponses de l’IA sont-ils contrôlés ? | Vérifier uniquement les questions de l’enfant ne suffit pas |
| Que se passe-t-il lorsqu’un contrôle de sécurité est indisponible ? | Un outil pour enfants devrait échouer de façon prudente |
| Les conversations servent-elles à entraîner des modèles d’IA ? | Les devoirs peuvent contenir des informations personnelles |
| Y a-t-il de la publicité ou du profilage marketing ? | L’activité scolaire d’un enfant ne devrait pas devenir un signal publicitaire |
| Les conversations et le compte peuvent-ils être supprimés ? | Les familles doivent conserver un contrôle réel sur les données |
| Le service reconnaît-il que l’IA peut se tromper ? | Des limites transparentes sont plus crédibles qu’une promesse de sécurité parfaite |
| Les parents et enseignants restent-ils décisionnaires ? | L’IA ne doit pas se substituer aux adultes responsables de l’enfant |
Notre check-list pour choisir une IA sûre pour les enfants examine plus précisément la sécurité, la vie privée, le contrôle parental et l’adaptation à l’âge.
Vous pouvez également consulter notre comparatif des meilleures alternatives à ChatGPT pour les enfants.
Pourquoi Pip fonctionne différemment pour les devoirs
La plupart des chatbots grand public ont été conçus pour répondre à presque n’importe quelle question de presque n’importe quel utilisateur.
Pip part d’une autre question :
Comment permettre à un enfant d’apprendre et d’explorer avec l’IA tout en laissant aux parents le contrôle du cadre ?
Pip propose un assistant dédié aux devoirs, conçu pour expliquer les étapes et interroger l’enfant plutôt que de simplement lui fournir une réponse complète.
Il ne s’agit pas uniquement d’un prompt différent dans un chatbot destiné aux adultes.
L’expérience fait partie d’une application familiale qui combine profils enfants, règles configurables, visibilité des conversations et contrôles de sécurité pensés pour un jeune public.
| Ce dont les familles ont besoin | L’approche de Pip |
|---|---|
| Une aide aux devoirs guidée | L’assistant Devoirs est conçu pour expliquer, poser des questions et soutenir le raisonnement |
| Des réponses adaptées à l’âge | Chaque enfant dispose de son propre profil |
| Un compte géré par les parents | Le parent crée et administre la famille |
| Pas d’adresse e-mail nécessaire pour l’enfant | L’enfant utilise son profil au sein du compte familial |
| Une visibilité sur les conversations | Les parents peuvent consulter les échanges et en discuter avec leur enfant |
| Des règles individuelles | Les assistants, sujets et règles peuvent être adaptés à chaque enfant |
| Des limites saines | Des limites quotidiennes et des heures de repos peuvent être configurées |
| Des contrôles de sécurité adaptés aux enfants | Les questions et réponses potentielles passent par plusieurs étapes de contrôle |
| Une approche respectueuse de la vie privée | Pip n’affiche pas de publicité, ne vend pas les données personnelles et n’utilise pas les conversations des enfants pour entraîner ses modèles |
| Un environnement familial unique | L’abonnement familial couvre les profils enfants, appareils liés, assistants et contrôles parentaux |
Le pipeline de sécurité de Pip
Pip ne repose pas uniquement sur une instruction demandant au modèle de « rester sûr ».
Une réponse classique passe par plusieurs étapes :
- Le message de l’enfant est analysé.
- La demande est évaluée selon son âge et les règles définies par les parents.
- Une réponse candidate est générée.
- Des contrôles supplémentaires sont appliqués.
- La réponse est vérifiée avant d’être affichée à l’enfant.
- Les cas bloqués ou incertains sont traités de manière prudente.
Lorsqu’un contrôle de sécurité nécessaire n’est pas disponible, Pip est conçu pour bloquer plutôt que pour ignorer silencieusement cette protection.
Nous expliquons cette architecture plus en détail dans Dans les coulisses de Pip : notre pipeline de sécurité IA pour les enfants.
La visibilité des conversations change le rôle des parents
De nombreux parents découvrent qu’un enfant utilise l’IA pour produire ses devoirs uniquement lorsqu’un enseignant soulève un problème.
Avec un historique accessible aux parents, une famille peut remarquer plus tôt que l’enfant :
- demande régulièrement des réponses complètes ;
- copie des textes générés ;
- bloque toujours sur la même notion ;
- reçoit une aide trop avancée ;
- a reçu une réponse incorrecte ;
- utilise l’IA en dehors des horaires prévus ;
- aborde un sujet qui mérite une discussion avec un adulte.
Cette visibilité ne devrait pas être utilisée uniquement comme un outil de surveillance.
Une meilleure approche consiste à revoir certaines conversations ensemble et à demander :
- Qu’essayais-tu de comprendre ?
- Quelle partie as-tu faite toi-même ?
- L’IA a-t-elle fait trop de travail à ta place ?
- Comment as-tu vérifié la réponse ?
- Pourrais-tu maintenant refaire l’exercice sans Pip ?
La visibilité parentale devient alors une partie du processus d’apprentissage.
La vie privée avec Pip
Selon la politique de confidentialité de Pip :
- Pip n’utilise pas de traceurs publicitaires pour construire des profils marketing d’enfants ;
- Pip ne vend pas les données personnelles à des courtiers en données ;
- les conversations des enfants ne sont pas utilisées par Pip pour entraîner ses modèles d’IA ;
- les conversations sont conservées afin de permettre la continuité des échanges et leur consultation par les parents ;
- les familles peuvent supprimer des conversations et leur compte.
Conserver les conversations implique un compromis volontaire.
Cela permet aux parents de garder une visibilité et aux enfants de reprendre une discussion utile. En contrepartie, les familles doivent savoir quelles informations sont conservées et supprimer celles dont elles n’ont plus besoin.
Ce que Pip ne peut pas faire
Pip est conçu pour les familles, mais ne remplace pas les adultes responsables.
Pip ne peut pas :
- connaître les règles de chaque enseignant ;
- garantir que chaque réponse factuelle est correcte ;
- garantir que chaque source mentionnée existe ;
- empêcher un enfant d’utiliser un autre service ;
- décider si l’IA est autorisée pour un devoir précis ;
- remplacer un enseignant, un professeur particulier, un médecin ou un autre professionnel ;
- garantir que chaque réponse générée sera appropriée.
L’assistant Devoirs est conçu pour guider davantage que pour donner directement la solution.
Mais l’IA générative reste probabiliste.
Les consignes des enseignants, les règles familiales, la vérification des faits et l’entraînement autonome restent nécessaires.
Ce n’est pas une raison pour laisser un enfant seul avec un chatbot généraliste.
C’est une raison pour lui offrir un point de départ plus adapté.
Que faire si votre enfant a déjà utilisé l’IA pour faire son devoir ?
Découvrir qu’un enfant a copié une réponse générée par IA peut être inquiétant.
Surtout si le devoir a déjà été rendu.
Avant de réagir, essayez d’abord de comprendre ce qui s’est réellement passé.
1. Regarder la conversation complète
Examinez :
- le prompt initial ;
- les éventuelles tentatives personnelles ;
- la part du travail produite par l’IA ;
- les vérifications effectuées ;
- une éventuelle tentative de dissimulation ;
- les consignes données par l’enseignant.
Le document final ne raconte pas toujours toute l’histoire.
2. Demander à l’enfant d’expliquer son travail
Choisissez une ou deux parties importantes et demandez :
- Pourquoi cette réponse est-elle correcte ?
- Pourquoi as-tu choisi cette méthode ?
- Que signifie ce terme ?
- Quelle source soutient cette affirmation ?
- Que se passerait-il si cette valeur changeait ?
- Peux-tu expliquer ce paragraphe sans le lire ?
Il ne s’agit pas de transformer la maison en salle d’examen.
L’objectif est de comprendre ce que l’enfant maîtrise réellement et ce qu’il a délégué.
3. Rattraper l’apprentissage, pas seulement modifier le texte
Faire passer un texte généré par une autre IA ou changer quelques mots ne rétablit pas l’apprentissage perdu.
Mieux vaut :
- résoudre un exercice similaire sans IA ;
- reconstruire le plan de mémoire ;
- relire le texte demandé ;
- vérifier les sources ;
- réécrire seul la partie importante ;
- demander si nécessaire à l’enseignant comment corriger la situation.
4. Respecter les règles de l’établissement
Si une règle claire a été enfreinte, chercher à cacher l’utilisation de l’IA risque généralement d’aggraver la situation.
Selon l’âge et les circonstances, il peut être approprié que l’élève ou son parent en parle à l’enseignant.
Des prompts conservés, des brouillons et un travail corrigé peuvent montrer une volonté de réparer l’erreur et d’apprendre.
5. Mettre en place une meilleure méthode
Par exemple :
- essayer d’abord seul ;
- utiliser des prompts de tutorat ;
- choisir des outils approuvés ;
- conserver une visibilité parentale ;
- définir des limites de temps ;
- terminer par une vérification sans IA ;
- établir des règles claires concernant la dissimulation volontaire.
Le but n’est pas nécessairement de faire disparaître l’IA.
Il est de remplacer l’externalisation cachée du travail par une aide à l’apprentissage visible et responsable.
Les enseignants peuvent-ils détecter un devoir écrit par une IA ?
Certains signes peuvent attirer l’attention :
- un changement soudain de vocabulaire ;
- un style très différent des productions précédentes ;
- une analyse générique sans lien avec le cours ;
- des citations ou sources inventées ;
- des erreurs factuelles formulées avec assurance ;
- une mise en forme inhabituelle ;
- du code que l’élève est incapable d’expliquer ;
- l’absence de brouillons ;
- l’incapacité à répondre à des questions sur son propre travail.
Les détecteurs automatiques d’IA ne constituent cependant pas une preuve définitive.
Le cadre français de l’Éducation nationale recommande d’ailleurs d’éviter les logiciels de détection de contenus générés par IA en raison de leur manque de fiabilité et du risque de sanctionner un élève à tort.
Turnitin reconnaît également que ses résultats peuvent comporter des erreurs et ne devraient pas constituer à eux seuls la base d’une décision défavorable à un élève.
La réponse ne consiste pas à utiliser des « humanizers » ou à essayer de contourner les détecteurs.
Cela transforme une utilisation potentiellement discutable en dissimulation volontaire.
Une meilleure protection consiste à conserver un processus de travail visible :
- notes ;
- plans ;
- brouillons ;
- historique des versions ;
- prompts importants ;
- sources vérifiées ;
- capacité à expliquer le contenu ;
- transparence sur l’utilisation autorisée de l’IA.
En résumé
L’IA pour les devoirs n’est ni automatiquement éducative ni automatiquement de la triche.
Elle devient utile lorsqu’elle aide l’enfant à réfléchir, pratiquer, questionner, corriger et comprendre.
Elle devient un raccourci lorsqu’elle supprime précisément l’effort que l’exercice devait développer.
La meilleure règle familiale n’est donc pas simplement :
L’IA est autorisée.
ou :
L’IA est interdite.
Mais plutôt :
L’IA peut t’aider à apprendre. Elle ne doit pas faire ton travail à ta place.
Cette règle devient plus facile à appliquer lorsque l’enfant utilise un outil conçu autour de l’accompagnement, d’interactions adaptées à son âge, de règles parentales et de conversations visibles.
L’assistant Devoirs de Pip a été conçu dans cet objectif. Il cherche à expliquer, poser des questions et aider l’enfant à avancer, tout en permettant aux parents de définir le cadre.
Pip ne peut pas garantir des réponses parfaites ni décider à la place des familles ou des enseignants.
Mais il peut offrir aux enfants un environnement plus adapté qu’un chatbot généraliste conçu avant tout pour des adultes.
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Questions fréquentes
Utiliser l’IA pour les devoirs, est-ce tricher ?
Pas automatiquement.
Cela dépend des règles de l’enseignant, de l’objectif du devoir, de la quantité de travail réalisée par l’IA et de la transparence de l’élève.
Demander une explication, un indice, du feedback ou un exercice similaire peut être compatible avec l’apprentissage.
Demander à l’IA de rédiger toute une dissertation ou de résoudre une fiche d’exercices est beaucoup plus susceptible de remplacer le travail personnel attendu.
En France, le ministère précise que l’utilisation d’une IA générative pour réaliser un devoir scolaire sans autorisation explicite et sans travail personnel d’appropriation constitue une fraude.
Quelle est la meilleure façon d’utiliser l’IA pour les devoirs ?
L’enfant devrait d’abord essayer lui-même, identifier l’endroit précis où il bloque, demander la plus petite aide nécessaire, reprendre l’exercice, vérifier la réponse puis montrer qu’il sait appliquer la notion sans IA.
L’IA doit agir comme un tuteur, pas comme un élève de remplacement.
ChatGPT peut-il aider pour les devoirs ?
Oui.
ChatGPT peut expliquer des notions, poser des questions, créer des exercices et donner du feedback. Son mode Étude est conçu pour favoriser un apprentissage plus progressif.
Il peut néanmoins fournir des réponses directes ou incorrectes.
Les consignes de l’enseignant, les conditions d’âge, la vie privée, l’accompagnement parental et la vérification restent donc importants.
OpenAI indique que ChatGPT n’est pas destiné aux enfants de moins de 13 ans et que les moins de 18 ans doivent disposer de l’autorisation d’un parent ou tuteur légal.
Pour le détail des règles d’âge, du mode Étude et des contrôles parentaux, voir ChatGPT est-il sûr pour les enfants ?.
L’IA peut-elle aider en mathématiques ?
Oui.
Elle peut expliquer une méthode, identifier la première erreur d’un calcul déjà commencé, proposer des exercices similaires et interroger l’enfant sur son raisonnement.
Il est beaucoup moins utile de photographier une fiche complète pour recopier ensuite les solutions.
Les calculs et raisonnements produits par une IA peuvent également contenir des erreurs.
Une IA peut-elle rédiger une dissertation pour mon enfant ?
Techniquement, oui.
Mais si le devoir évalue la capacité de l’enfant à rédiger, analyser, lire ou argumenter, une dissertation générée remplace précisément la compétence évaluée.
Une meilleure utilisation consiste à demander à l’IA de poser des questions, de signaler un passage peu clair ou d’identifier une affirmation qui nécessite une source, sans réécrire la copie.
Faut-il signaler l’utilisation de l’IA dans un devoir ?
Cela dépend du devoir et des consignes de l’enseignant.
Le cadre français met l’accent sur la transparence dans l’utilisation de l’IA et sur le maintien d’un véritable travail personnel.
Lorsqu’une IA a contribué de façon importante à une production évaluée, l’élève devrait vérifier si cette utilisation doit être mentionnée ou documentée.
Les enseignants peuvent-ils savoir qu’un devoir a été écrit avec une IA ?
Ils peuvent repérer un changement de style, des sources inventées, des réponses génériques ou un élève incapable d’expliquer son propre travail.
Il existe également des logiciels de détection.
Mais ils ne sont pas infaillibles. Le ministère français recommande de ne pas s’appuyer sur ces outils, car ils peuvent produire des erreurs et pénaliser à tort un élève.
Les brouillons, notes, versions successives, prompts et sources vérifiées constituent une meilleure preuve du processus de travail.
À partir de quel âge un enfant peut-il utiliser une IA pour les devoirs ?
Cela dépend du service, du contexte et de la maturité de l’enfant.
À la maison, les jeunes enfants devraient être accompagnés par un parent et utiliser uniquement des outils adaptés à leur âge.
Dans le cadre scolaire français, les élèves du premier degré sont sensibilisés à l’IA sans manipuler directement des IA génératives. Leur utilisation pédagogique en classe peut être introduite à partir de la 4e sous l’encadrement de l’enseignant, puis devenir plus autonome au lycée dans un cadre défini.
Comment empêcher un enfant de simplement copier les réponses de l’IA ?
Aucun réglage ne peut empêcher toutes les tentatives.
Les mesures les plus utiles sont :
- la règle « j’essaie d’abord » ;
- des prompts de tutorat ;
- un service géré par les parents ;
- un historique de conversation visible ;
- des limites de temps et de sujets ;
- l’obligation d’expliquer la réponse ;
- un exercice similaire réalisé sans IA ;
- des règles scolaires claires.
La conception de l’outil compte également.
Un assistant qui commence par poser des questions et expliquer crée un meilleur point de départ qu’un chatbot qui fournit immédiatement une solution complète.
Pip donne-t-il directement les réponses aux devoirs ?
L’assistant Devoirs de Pip est conçu pour expliquer les étapes et interroger l’enfant plutôt que de simplement lui fournir une solution finale.
Aucune IA générative ne peut cependant promettre de ne jamais donner une réponse directe ou de ne jamais se tromper.
Les parents devraient donc conserver des règles claires, vérifier certaines conversations et demander à l’enfant de montrer ce qu’il a compris.
Les parents peuvent-ils voir les conversations liées aux devoirs dans Pip ?
Oui.
Pip repose sur un compte familial géré par les parents.
Les parents peuvent consulter les conversations de leurs enfants, gérer les assistants et sujets disponibles ainsi que définir des limites quotidiennes et des heures de repos.
Cette visibilité permet aux familles d’accompagner l’usage de l’IA et de repérer plus tôt les difficultés ou les mauvaises habitudes.
Pip utilise-t-il les conversations des enfants pour entraîner des modèles d’IA ?
Selon la politique de confidentialité de Pip, les conversations des enfants ne sont pas utilisées par Pip pour entraîner ses modèles d’IA.
Les conversations sont conservées afin de permettre leur continuité et leur consultation par les parents.
Les familles devraient malgré tout éviter de partager des informations personnelles inutiles et supprimer les conversations qu’elles ne souhaitent plus conserver.
Que faire si l’enseignant interdit l’utilisation de l’IA ?
L’enfant ne devrait pas utiliser l’IA pour ce devoir.
Une règle familiale, un mode d’apprentissage ou une application conçue pour les enfants ne remplace jamais la consigne d’un enseignant.
L’élève peut demander quelles autres formes d’aide sont autorisées, par exemple les notes de cours, le manuel, une calculatrice ou l’aide d’un adulte.
Sources
- 1.Common Sense Media: Teens in the AI Era: Schoolwork and Skills That Matter
- 2.OECD Digital Education Outlook 2026
- 3.Generative AI without guardrails can harm learning: Evidence from high school mathematics
- 4.AI tutoring outperforms in-class active learning
- 5.Ministère de l’Éducation nationale : Cadre d’usage de l’IA en éducation
- 6.Éduscol : Les intelligences artificielles et leurs usages en éducation
- 7.CNIL : Enseignant, comment utiliser un système d’IA dans le cadre de vos missions ?
- 8.CNIL : Comment mettre en place des systèmes d’IA dans l’éducation ?
- 9.UNESCO: Guidance for generative AI in education and research
- 10.UNICEF: Guidance on AI and Children 3.0
- 11.Turnitin: Using the AI Writing Report
- 12.OpenAI: Using study mode in ChatGPT
- 13.OpenAI: Is ChatGPT safe for all ages?
- 14.Pip : une IA familiale pour les enfants, sous le contrôle des parents
- 15.Politique de confidentialité de Pip
- 16.Conditions d’utilisation de Pip
- 17.Inside Pip: How We Built an AI Safety Pipeline for Kids